Ce sont des raisons très pragmatiques qui ont convaincu Anthony Bertagno, 29 ans, de se former à l’électricité : « J’avais acheté un bâtiment avec ma compagne, et je savais que l’installation électrique serait à refaire. » Comme il travaille en tant qu’ingénieur dans une entreprise, le jeune homme opte pour les cours du soir en promotion sociale, à l’Institut de Technologie de la Ville de Liège (option « monteur/ câbleur en électricité du bâtiment »). « Je suis actuellement en deuxième, et nous nous focalisons sur le coffret électrique, avec un module de domotique.

En première, nous avons vu toutes les bases concernant le matériel, les zones et les normes. » Anthony apprécie l’enseignement, qui se base prioritairement sur la pratique et la collaboration entre étudiants. « En promotion sociale, les enseignants sont également très investis pour leurs élèves. Si vous êtes motivés, ils ne ferment jamais la porte et vont même au-delà de vos attentes. » Le Liégeois a ainsi pu compter sur les nombreux conseils de son professeur pour réaliser et finaliser l’installation électrique de sa maison. « Il m’a dit que j’étais très débrouillard et que je ferais un bon électricien… »

« En promotion sociale, les enseignants sont également très investis pour leurs élèves. Si vous êtes motivés, ils ne ferment jamais la porte et vont même au-delà de vos attentes. »

Anthony Bertagno

« Il y une forte demande »

La remarque ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. D’autant qu’en mettant la main à la pâte, Anthony prend du plaisir. « Au moment de fermer le coffret électrique et de poser le dernier autocollant, la satisfaction est énorme ! » Et puis, en discutant avec des amis, qui lui demandent des conseils, il réalise que tout le monde a besoin d’un bon électricien.

« Il y a une forte demande, beaucoup de travail, et je crois que c’est tout à fait accessible au niveau de l’équipement de base » Aujourd’hui, ses projets sont donc clairs : « Je ne compte pas laisser tomber mon job d’ingénieur, que j’apprécie beaucoup, mais je vais me lancer comme électricien en indépendant complémentaire. »

La formule de la promotion sociale lui a en tout cas parfaitement convenu. « De toute façon, je conseille de se former avec un enseignant, car les livres et internet ne sont pas suffisants. Et puis, c’est comme dans tout, la motivation pendant les cours et la régularité font le reste. »